Toulouse respire

Le développement durable n’est pas une option. Il est une nécessité et une obligation morale pour les générations futures. Nous consommons chaque année dans le monde 1,8 fois plus de ressources naturelles en France que ce que la planète peut nous fournir. Si chaque pays consommait autant que le nôtre, il faudrait presque 3 planètes pour satisfaire les besoins de l’humanité et il n’y a qu’une planète!

La qualité de l’air à Toulouse et dans son agglomération va en se dégradant, ce qui n’est bon ni pour la santé publique ni pour l’environnement. Personne ne souhaite qu’on lui dise que les choses vont être pires alors que, pour beaucoup, elles vont déjà mal. A l’heure où ces préoccupations sont au cœur de la vie de chacun, il est temps que Toulouse se dote d’une politique écologique ambitieuse.

La responsabilité politique implique d’anticiper, de créer les conditions d’un monde meilleur, d’une vie plus douce. La transition écologique et énergétique est une opportunité d’embarquer tous les habitants dans une aventure collective enthousiasmante qui permettra de construire la ville de demain en conjuguant croissance urbaine et développement durable.

Mobilités douces, maillage dense et étendu des transports en commun, agriculture urbaine, chemins potagers, compostage collectif ou végétalisation urbaine sont autant de défis collectifs mobilisateurs. Ils permettent aussi de reprendre le contrôle sur notre consommation, de relier ville et campagne, consommateur et producteur. De redonner confiance dans la capacité individuelle à agir pour l’intérêt général.

Il existe à Toulouse de nombreuses expérimentations qui demandent à être soutenues. Elles ne seront que plus efficaces si la puissance publique locale les suscite, les accompagne et les intègre dans un plan global. Avec une authentique volonté de partager diagnostic, objectifs et actions, notre ville aurait tous les atouts pour être un fer de lance du réseau international des villes en transition.

Les Toulousains en ont assez que Toulouse soit considérée parfois comme une ville sale. C’est à un changement de mentalités qu’il faudra procéder. Pour cela, des opérations de sensibilisation devront être menées avec toujours plus d’ardeur pour que Toulouse gagne une réputation de ville propre.

Mais cela exige de ne pas se satisfaire d’une forme d’immobilisme consistant à s’affirmer comme une des villes où il fait bon vivre en France. Cela nécessite un volontarisme puissant, mobilisant le plus largement possible les citoyens aux côtés des acteurs associatifs, économiques et institutionnels déjà engagés.