Garbiel Colletis et Nadia Pellefgue présentent la méthode Une Nouvelle Energie pour Toulouse

L’économiste Gabriel Colletis et Nadia Pellefigue présentent la méthode UNE à La Tribune

UNE pour Une nouvelle énergie. C’est avec ce nouveau mouvement politique que Nadia
Pellefigue a l’intention de se présenter aux élections municipales de Toulouse en mars
2020. Actuellement vice-présidente de la Région Occitanie, la Toulousaine veut arriver
aux responsabilités en appliquant une nouvelle méthode, à savoir l’implication des
citoyens lors l’élaboration de son projet mais aussi au cours de son mandat. Présentation
de sa méthode, en compagnie d’un de ses soutiens, l’économiste Gabriel Colletis.
Entretien.

La Tribune : Vous vous dites prête à aller en campagne pour conquérir la mairie de
Toulouse en mars 2020. Quels éléments ont nourri votre réflexion en ce sens ?

Nadia Pellefigue : Notre intuition est qu’il y a un besoin urgent de pratiquer la démocratie
différemment et que la démocratie ne peut s’exprimer auprès de nos concitoyens qu’au
moment des scrutins électoraux. Aujourd’hui, il y a un regard négatif sur la manière dont nous
faisons de la politique mais il n’y a pas un désintérêt pour la chose publique. Nos
concitoyennes et concitoyens ont envie d’être acteur mais il faut leur proposer des manières de
l’être différentes de ce qu’on pu faire les partis politiques traditionnels et différemment de ce
qu’on peut faire dans une campagne électorale.
Nous pensons qu’il faut partir du fait local et s’appuyer sur les expertises citoyennes et
d’usagers localement pour les associer à un projet dont ils ne sont pas les bénéficiaires mais
bien les acteurs.
Gabriel Colletis : Dans les partis politiques classiques, on réfléchit à 5, à 10, à 20, à une sorte
de programme et une fois ficelé, on part en campagne électorale avec au préalable une
déclaration de candidature. Mais notre démarche n’est absolument pas celle-ci. Actuellement,
nous sommes plutôt dans l’annonce d’une création de projet, c’est-à-dire que nous annonçons
le lancement d’un processus démocratique d’élaboration de projet. Nous n’arrivons pas avec un
programme à faire connaître. Tout est ouvert.

Beaucoup de personnalités, avec des intentions électorales, portent ce projet de faire de
la politique autrement et de casser les codes. N’avez-vous pas peur que ce
positionnement soit déjà quel que peu dépassé ? Par exemple, Emmanuel Macron avait
réalisé un grand sondage pour élaborer son programme électoral, ainsi que des collèges
de réflexion pas seulement composés de politiciens.

Gabriel Colletis : Une fois que le président de la République a été élu et que son équipe a été
mise en place, nous avons tous pu constater qu’il appliquait un programme défini auparavant. À quel moment les citoyens sont associés à la démarche une fois la nouvelle équipe en place ? La démarche que porte Nadia Pellefigue est radicalement inverse. L’idée est de maintenir les
citoyens en activité politique une fois les élections passées.
Nadia Pellefigue : Notre intention est bien de changer la politique toulousaine et
métropolitaine dès 2020. Je ne crois pas que ce modèle soit dépassé car il n’a jamais été mis
en œuvre. Ce qui est dépassé aujourd’hui, ce sont les appareils politiques car ils ne sont pas en
capacité de répondre à un certain nombre d’attentes. Ce que nous souhaitons c’est que dans la
manière de bâtir le projet cela soit le démonstrateur des modalités de gouvernance que nous
voulons instaurer. Ce n’est pas simplement avoir des personnalités issues de la société civile
aux responsabilités, c’est insuffisant. C’est surtout être capable d’instaurer ce lien avec les
citoyens en mettant en place des processus qui font qu’ils demeurent acteurs dans un
processus de démocratie permanente, différent de la démocratie participative.

Vous avez donc présenté votre mouvement, lancé récemment, UNE pour Une nouvelle
énergie. Comment fonctionne-t-il et quelle est son organisation ?

Nadia Pellefigue : Maintenant que nous avons élaboré notre méthode, celle-ci va être
appliquée pour élaborer le projet. Désormais, sont appelées à être porteuses d’une nouvelle
énergie des personnes dont on ne soupçonne pas l’engagement à l’heure où je vous parle et
c’est tant mieux. Le but n’est pas d’être dans un addition de forces existantes. Ma conviction
n’est pas que l’union de la gauche permet de gagner, mais ce qui permet de gagner c’est de
répondre aux problèmes des gens ou à leurs aspirations quand ils n’ont pas de problème.
Alors effectivement, cela sort peut-être de la lecture un candidat, un projet, une équipe et une
campagne. Mais nous avons la conviction que cette méthode est beaucoup plus gagnante car
intéresser des gens c’est se battre contre l’abstention, c’est éviter de faire un choix par défaut
afin de retrouver des choix par adhésion et cela vient par le partage d’objectifs et de valeurs
communs. Mais nous ne sommes pas des ramasses-tout. Nous présenterons en profondeur
notre méthode à la mi-mars dans une forme qui reste encore à définir.

Même si aucun programme n’est rédigé, pouvez-vous donc détailler ces valeurs qui
guideront vos actions si vous êtes élus ?

Gabriel Colletis : La première de nos valeurs est de répondre aux besoins des gens et qui
connaît ces besoins mieux que les gens eux-mêmes ? Les besoins sont infiniment nombreux…
Ils peuvent être alimentaires par exemple.

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