26 lettres d’une Toulousaine d’aujourd’hui

Nadia Pellefigue, Vice-Présidente de la Région Occitanie, vient de publier un livre, sorti en librairie le 10 octobre, dans lequel, en « 26 lettres », celle qui se qualifie comme une « toulousaine d’aujourd’hui », parle de Toulouse, de son histoire, de sa vie, de sa vision et de sa passion pour cette ville dans laquelle elle vit, travaille et milite.

A n’en pas douter, Nadia Pellefigue est une toulousaine. Parcourant chaque semaine des centaines de kilomètres sur les routes de l’immense région Occitanie. De Nîmes à Tarbes, de Laguiole à Nogaro, de Foix à Castres, en passant par Béziers ou Font-Romeu, la Vice-Présidente au Développement Economique, à l’Enseignement Supérieur, à l’Innovation et à la Recherche (ouf !), n’est jamais aussi heureuse que quand elle peut être à Toulouse, dans son bureau du Conseil régional (avec vue imprenable sur la Garonne, le Stadium et les toits de la ville), chez elle au cœur du Busca ou dans la maison de sa mère (là où elle a grandi) dans le quartier populaire des Pradettes .

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Bien sûr, elle aime son mandat. Les dossiers dont elle s’occupe. Les rencontres qui en découlent. Le contact avec les chefs d’entreprises, les chercheurs, les ingénieurs ou les « startupeurs » : toutes celles et ceux qui contribuent au rayonnement, à la croissance et au développement de notre région. Partout. Dans tous les territoires qui la compose. Et c’est avec passion et dans un investissement constant qu’elle visite telle entreprise de Cahors, tel ateliers de Mende, telle PME de Narbonne… Aussi à l’aise avec les étudiants dans un amphi de l’université de Montpelliers que dans un quartier populaire de Perpignan, Nadia Pellefigue est une élue régionale très présente (à la demande de Carole Delga) sur tout le territoire d’Occitanie.

Mais comme elle le dit elle-même, c’est à Toulouse, « sa » ville, qu’elle aime pouvoir se « poser » quand son agenda de jeune femme hyper active le lui permet. Car elle court. Elle avance : de rendez-vous en réunions de travail, d’inaugurations en cérémonies en tous genres, de moments militants à sa vie de famille (elle est maman d’un petit garçon de quatre ans et d’une fille de neuf ans) … Le temps manque souvent. Pourtant, elle s’est astreinte à un exercice salutaire qui permet de prendre de la hauteur : celui de l’écriture.

« Depuis plusieurs années, dans le cadre de mon action militante, d’élue ou de simple citoyenne, je consigne régulièrement sur un petit carnet des notes prisent lors d’une rencontre ou d’un débat. Des impressions ou des idées qui me viennent après une promenade, une visite… j’ai peu à peu enrichie ma réflexion et complété la vision que j’ai de ma ville. Au printemps dernier j’ai rassemblé tout çà et une certaine cohérence en ressortait. J’ai donc eu envie de la faire partager au plus grand nombre en y donnant du sens. C’est ma conception de la politique ».

Plusieurs amis lui ont soufflé que cela constituait une somme méritant d’être publiée afin de poursuivre d’une façon différente le dialogue avec les citoyens qu’elle a entamé dès son élection au Conseil Régional.

« Souvent, pris par l’urgence de l’action, les responsables politiques négligent ce temps du dialogue. Je suis obnubilée par le fait de pouvoir trouver des cadres et des liens de discussions et d’échanges entre les citoyens et leurs représentants. Le populisme prospère quand ces derniers donnent l’impression de décider « verticalement ». Moi j’ai toujours besoin de dire pourquoi je pense ceci, pourquoi je fais cela. C’est ainsi qu’a germé l’idée de cet ouvrage. C’est important de prendre le temps de la réflexion et de l’explication. L’écriture permet de prendre du recul, de rassembler les concepts et de mettre les choses en ordre ».

Comme Nadia Pellefique dort peu c’est essentiellement la nuit que son ouvrage a pris forme.

« Je l’ai écrit en deux mois. La forme de l’abécédaire est ludique. Moderne. Il permet, à travers un mot clé, de développer une idée, de faire découvrir un lieu, de mettre en perspective une action ou une réalisation, d’expliciter un message ».

Des idées, des messages, ce livre en est fourni. Et, indéniablement, elle connait, maîtrise et s’intéresse aux problématiques toulousaines qu’elle se plaît à mettre en perspective à travers l’histoire et la culture de la ville.

« J’aime profondément Toulouse. Dans ma responsabilité d’élue, dans le cadre de mes compétences, je travaille tous les jours sur des projets et des dossiers importants pour Toulouse, la métropole et ses habitants. Ils sont d’ailleurs transversaux. On ne peut pas travailler pour le développement de la région sans s’intéresser à sa capitale…On ne peut pas définir une politique de développement économique sans parler mobilité, habitat ou urbanisme. On ne peut pas traiter de l’innovation ou de l’enseignement supérieur sans s’intéresser à la culture, à la jeunesse, aux créateurs. Tout est lié et j’ai la chance d’avoir une vision globale ».

Et, de fait, l’ouvrage de Nadia Pellefique aborde de très nombreux sujets en 26 lettres. Avec parfois des « points d’entrée » surprenants. De B comme Bonheur à J comme Jaurès, en passant par T comme Table, V comme Voisins, K comme Klaxon, E comme Egalité, N comme nuit ou encore C comme…Capitole ! Une lettre qui ne manquera pas d’interroger sur la véritable motivation de Mme Pellefigue et sur ses ambitions.

« Dans la période qui s’ouvre, ma seule ambition c’est d’être utile. Utile à ma région. Utile à ma ville. Utile à ma famille politique. Ce livre est vraiment pensé comme un échange que je veux continuer avec les toulousains dans le droit fil de l’exercice de mon mandat. D’abord parce-que je suis élue toulousaine à la Région. Et que c’est important d’avoir un lien permanent avec le territoire dont nous sommes issus. Je leur dis ce que je pense, ce que j’aime, ce que je voudrais et à partir de cela la discussion s’ouvre. Je suis exaspérée quand j’entends certains décideurs politiques faire « la leçon » aux citoyens : ils se plaindraient trop ! Ou alors on les culpabilise, on leur dit ce qu’il faut faire. Bref, parfois, on a l’impression que les citoyens sont « LE » problème. Moi je pense qu’ils sont « LA » solution : je suis convaincue qu’être élue aujourd’hui ce n’est plus porter seule un projet. Si on veut que ce projet réussisse il doit être d’abord décidé par un collectif puis mis en œuvre par l’élu ».

C’est aussi la raison pour laquelle Mme Pellefigue se défend d’avoir écrit un livre-programme ou un chapelet de propositions pour Toulouse (même si elle en formule certaines).

« Je ne crois pas à un projet déjà défini. Ecrit par un petit cénacle. Personne n’a raison tout seul. Un projet se construit dans la confrontation des idées, à plusieurs. Dans ce livre j’ai juste voulu livrer la vision d’une toulousaine d’aujourd’hui. Je tiens beaucoup à se terme ». Un tacle à l’actuel premier magistrat ? « C’est vrai que le maire de Toulouse est élu depuis 35 ans. J’étais en maternelle quand il est entré pour la première fois au conseil municipal. Donc forcément nous ne vivons pas tout à fait la même ville. Nous n’avons pas (au-delà d’ailleurs de nos divergences idéologiques) la même vision. C’est aussi une question de génération. Mais n’y voyez pas de propos polémiques. Je ne me positionne par rapport à personne ».

Instructif, vif, documenté, souvent drôle, cet abécédaire toulousain pourra surprendre tant Nadia Pellefigue y démontre sa parfaite connaissance de Toulouse et sa capacité à affirmer ses positions politiques, à lancer des pistes de réflexions, à ouvrir le débat, à formuler des critiques aussi. Fourmillant d’anecdotes souvent imagées, rappelant des faits historiques majeurs, revenant sur des évènements passés qui donnent un éclairage permettant de mieux comprendre le présent, c’est un ouvrage complet (bien qu’engagé et avec un véritable parti-pris) que nous présente Nadia Pellefigue.

« Moi je prends la cité telle qu’elle est (ou a été). Je n’ai pas une vision fantasmée de ce qu’est ou devrait être Toulouse. Je suis dans le réel. Il y a une situation. Il faut la comprendre afin d’avancer des propositions pour changer, progresser, bousculer, révolutionner même parfois, l’ordre établi, en fonction de sa propre vision, de ses propres convictions. Ce livre en est la preuve. J’ai toujours fonctionné de cette façon».

Préfacé par Martin Malvy et postfacé par Carole Delga, ce livre constitue aussi un trait d’union entre plusieurs époques, entre plusieurs Toulouse. Par leurs textes, l’ancien président de la Région et l’actuelle présidente, soulignent toute la confiance qu’ils portent à Mme Pellefigue. Ils parlent d’une méthode, d’une vision, d’une action. Presque un triptyque pour une candidate aux prochaines élections municipales ?

« Avec ce livre, je pose un acte. Je le redis : il est un outil de poursuite du dialogue engagé avec tous les acteurs du territoire que je rencontre depuis trois ans. Il est aussi le recueil des réflexions qui en découlent. Je crois à la force du collectif. Je ne crois pas à l’homme ou à la femme providentiel. Il faut faire preuve d’humilité. Il faut un projet. Puis une « incarnation » pour le porter. Est-ce que le combat pour changer Toulouse m’intéresse ? Oui. Est-ce que participer à une action collective qui puisse aboutir à ce changement m’intéresse ? Oui. Est-ce que je pense pouvoir être cette « incarnation » ? Oui. Mais chaque chose en son temps. D’abord la discussion. Ensuite la décision ».

A la fin de l’ouvrage, à la lettre Z comme Zebda, Nadia Pellefigue conclue par le couplet de la chanson éponyme « Motivé-e-s, motivé-é-s, il faut rester motivé-e-s ». Pas de doute, motivée, Nadia Pellefigue l’est !

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