20 minutes – Municipales 2020 : Mobilité, logement, démocratie locale…

A un an des municipales, « 20 Minutes » liste les enjeux de l’élection. A Toulouse, on va parler de transports et plus largement de mobilité, mais aussi de logement, d’attractivité et de démocratie participative

Dans une ville regagnée par la droite en 2014 mais où la gauche arrive souvent en tête lors des scrutins nationaux, les élections municipales de 2020 s’annoncent mouvementées. Pour l’instant, l’opposition municipale avance en ordre dispersé.

Le maire sortant, Jean-Luc Moudenc (LR), n’a pas officiellement indiqué qu’il serait candidat, mais dès 2014, il a inscrit ses projets sur deux mandats. Celui que l’on dit « Macron-compatible », devra composer avec les cadres locaux du mouvement d’Emmanuel Macron, tentés par une candidature en solo et pas prêts à lui signer un blanc-seing.

La mobilité, le logement, l’attractivité de la métropole ou encore la démocratie participative feront partie des dossiers brûlants.

La 3e ligne de métro et l’enjeu des déplacements

Chaque année, les Toulousains perdent une journée dans les bouchons. Pour fluidifier la circulation, un plan d’investissement de 1,8 milliard d’euros sur des projets routiers vient d’être voté pour les 20 prochaines années.

Mais la question de la mobilité ne se limite pas à la voiture. Les débats au cours de la prochaine année tourneront aussi autour du développement des transports en commun. Lors de la dernière campagne des municipales, Jean-Luc Moudenc (LR) a fait de la troisième ligne de métro son projet phare. Cinq ans plus tard, la ligne Toulouse Aerospace Express, qui doit relier Colomiers à Labège, a pris du retard. Annoncée pour 2024, la fin des travaux est désormais officiellement pour fin 2025. Mais pour la Chambre régionale des comptes, elle ne devrait pas voir le jour avant 2027.

Dans un récent rapport, les juges financiers ont émis des doutes sur son financement, déjà réévalué de 1,7 milliard d’euros à 2,33 milliards. Ils pointent surtout le poids de ce projet pour les collectivités sur les 25 prochaines années. Une crainte relayée par l’opposition.

Claude Raynal, président du groupe socialiste à la Métropole et candidat déclaré à la mairie, a estimé récemment qu’il faudra faire des choix, la reporter dans le temps en étant un.

L’écologiste Antoine Maurice défend l’idée de n’en réaliser qu’une partie, celle allant de Colomiers à Matabiau. « Pour le reste, on peut réfléchir à un tram le long du Canal du Midi par exemple », propose-t-il. Mais au-delà du métro, du tram ou du bus, pour certains il faut repenser la question des déplacements en soi puisque ceux-ci sont amenés à augmenter quotidiennement de 500.000 d’ici 2025. Et à Toulouse, plus d’un salarié sur deux se rend au travail en voiture.

« Il faut qu’il y ait moins d’obligations de mobilité, il y a un travail à faire avec les entreprises car la plupart des trajets font moins de 3 km, il faut qu’ils soient faisables à vélo en toute sécurité », plaide Nadia Pellefigue, vice-présidente PS de la région, en lice pour la mairie.

Rendre la ville plus verte et respirable

Autant de mesures qui auront des conséquences sur le quotidien des Toulousains, mais aussi sur leur santé car le trafic reste la source principale de pollution de l’air dans la ville.

Pour réduire cette source de nuisances, des mesures sont à l’étude et l’instauration d’une zone à faibles émissions est annoncée d’ici à la fin 2020 avec pour conséquence l’interdiction pour les véhicules les plus polluants de rouler dans une partie de la ville.

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